Les
dispositifs Scellier classique et Scellier
intermédiaire ont été mis en
place pour 4 ans par la loi de finances rectificative pour
2008, et sont codifiés aux articles 199 septvicies et 31 du
Code général des
impôts.
La loi pour le développement économique des outre-mer
(LODEOM) du 27 mai 2009 a confirmé la majoration de la
réduction d’impôt du dispositif Scellier pour les
contribuables fiscalement domiciliés en France qui
investissent outre-mer dans l’immobilier locatif.
Ces
dispositifs permettent à tout contribuable fiscalement
domicilié en France, qui investit
dans un logement neuf destiné à la location, de bénéficier
d’une réduction d’impôt, c’est-à-dire une
diminution de l’impôt dû.
Contrairement aux dispositifs Robien et Borloo basés sur un
amortissement qui permettant de diminuer le montant du
revenu imposable, les dispositifs Scellier agissent
directement sur le montant de l’impôt. Le montant de
l’avantage fiscal n’est donc pas lié à la
tranche marginale d’imposition de
l’investisseur.
L’avantage fiscal n’a pas d’impact sur la
tranche marginale d’imposition.
Pour les investissements dont l’acte
d’acquisition est signé en 2009 et 2010, le montant
de la réduction d’impôt est de :
- 25% du montant de l’investissement sur 9 ans
(Scellier classique) ;
- 37% du montant de l’investissement sur 15 ans
(Scellier intermédiaire);
Pour les investissements dont l’acte
d’acquisition est signé entre le 29/05/2009 et le
31/12/2011, et réalisés en outre-mer, le montant de la
réduction d’impôt est de :
- 40% du montant de l’investissement sur 9 ans
(Scellier majoré),
- 52% du montant de l’investissement sur 15 ans
(Scellier majoré).
Dans le cadre du dispositif Scellier intermédiaire,
l’investisseur peut bénéficier également d’une
déduction spécifique de 30% des loyers perçus. Le
dispositif Scellier intermédiaire, qui permet donc de
bénéficier d’avantages fiscaux complémentaires,
impose en contrepartie un plafond de loyer un peu plus
restrictif que celui du dispositif Scellier classique, et
un plafonnement des ressources du locataire.
Si l’investissement entre bien dans le cadre du champ
d’application des dispositifs (1.), et si certaines
conditions sont respectées (2.), alors l’investisseur
bénéficie d’avantages fiscaux (3.). Les revenus
fonciers de l’opération sont imposés dans la
catégorie des revenus fonciers (4.) selon le régime réel ou
le régime micro-foncier.
Le
logement doit être situé dans une zone géographique
caractérisée par
un déséquilibre entre l’offre et la demande de
logements. Le logement doit ainsi être situé dans les zones
A, B1 ou B2. La zone C est exclue du bénéfice des
dispositifs Scellier.
Pour
les acquisitions réalisées à compter du 04/05/2009,
c’est le
nouveau zonage qui s’applique. Il est établi en
fonction du potentiel locatif des communes et reste composé
de 4 zones : A, B1, B2 et C ; la zone C (villes ayant le
potentiel locatif le plus faible) restant exclue du
bénéfice des dispositifs Scellier.
Il sera révisé tous les 3 ans.
Ce nouveau zonage (présenté dans la fiche technique «
Plafonds de location ») s’applique :
- aux acquisitions de logements neufs ou en VEFA réalisées
à compter du 04/05/2009, c’est-à-dire aux actes
notariés signés à partir de cette date;
- aux logements que le contribuable fait lui-même
construire et faisant l’objet d’un dépôt de
permis de construire après le 4 mai 2009
Le
montant total d’investissement retenu pour bénéficier
des dispositifs Scellier ne peut excéder globalement 300
000 € par contribuable et pour une même année
d'imposition
La
réduction d’impôt
Cette réduction
est de :
·
25%
pour les logements dont l’acte notarié est signé en
2009 et 2010 ;
·
20%
pour les logements dont l’acte notarié est signé en
2011 et 2012.
Elle est étalée, par fractions égales, sur 9 ans.
Le taux de réduction d’impôt annuel est donc de :
·
2,78% pour les
acquisitions réalisées en 2009 et 2010 ;
·
2,22
% pour les acquisitions réalisées en 2011 et 2012.
La réduction d’impôt se calcule sur le prix de
revient du logement, pris en compte dans la limite de
300.000€.
·
Pour
les logements acquis neufs ou en VEFA, le prix de revient
correspond au montant de l’investissement TTC, en
incluant notamment les frais d’acte notarié
s’ils sont à la charge de l’investisseur.
·
Pour
les locaux affectés à un usage autre que l'habitation et
que le contribuable transforme en logement, le prix de
revient du logement correspond au prix d'acquisition du
local augmenté du montant des travaux de transformation.
La réduction d’impôt est imputée sur l’impôt dû
:
·
au
titre de l’année d’achèvement du logement (ou
de son acquisition si elle est postérieure, ou de
l’achèvement des travaux sur un local transformé en
logement),
·
et
les 8 années suivantes.
Il n’y a pas de prorata temporis à effectuer, même si
l’achèvement du logement intervient en cours
d’année.
Si le montant de la réduction d’impôt est supérieur
au montant de l’impôt exigible, le surplus est
reportable sur l’impôt qui sera dû
pendant les 6 années suivantes. Ces reports
s’imputent sur l’impôt dû de l’année en
priorité (c’est-à-dire avant la réduction
d’impôt Scellier de l’année), en retenant
d’abord les plus anciens